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Neal A. Maxwell Institute Of Religious Scholarship

La Citation d’Esaïe: 2 Néphi 12-24
Sidney B. Sperry
Provo, Utah: Maxwell InstituteThe views expressed in this article are the views of the author and do not necessarily represent the position of the Maxwell Institute, Brigham Young University, or The Church of Jesus Christ of Latter-day Saints.
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La Citation d’Esaïe: 2 Néphi 12-24

Sidney B. Sperry

Conférence sur la citation d’Esaïe

2 Néphi 12-24
Dans cette conférence, je considérerai la citation la plus longue d’écriture dans le Livre de Mormon. Cela se trouve dans 2 Néphi 12-24, en parallèle avec les chapitres 2-14 dans le livre d’Esaïe. Le Livre de 2 Néphi est probablement le livre le plus difficile dans le Livre de Mormon et les chapitres 12-24, traitant d’Esaïe, sont les plus difficiles à comprendre dans ce livre. Peu de gens de nos jours comprennent les mots d’Esaïe, et le prophète Néphi lui-même a témoigné que son peuple les trouvait difficiles.

Maintenant, moi, Néphi, je parle quelque peu des paroles que j’ai écrites, qui ont été dites de la bouche d’Esaïe. Car voici, Esaïe dit beaucoup de choses que beaucoup, parmi mon peuple, avaient du mal à comprendre ; car ils ne connaissent pas la manière de prophétiser parmi les Juifs.

Dans notre discussion de la longue citation de Néphi des prophéties d’Esaïe, essayons d’abord de comprendre ses raisons pour citer le grand prophète Hébreu du huitième siècle avant Jésus-Christ. Après avoir cité un sermon de son frère Jacob dans lequel des prophéties d’Esaïe sont traitées, Néphi dit:

Et moi, Néphi, j’écris davantage des paroles d’Esaïe, parce qu’elles réjouissent mon âme. Et je les appliquerai à mon peuple ; et je les enverrai à tous mes enfants ; car il a réellement vu mon Rédempteur, comme je l’ai vu moi-même.

Que veut dire Néphi par les mots « je les appliquerai à mon peuple » comme traduit par Joseph Smith ? Autant que je peux le déterminer, le mot « appliquerai » veut dire « mettre en pratique . » (cf. 1 Néphi 19: 23, 24 ; 2 Néphi 11 : 8). En d'autres termes, Néphi veut dire mettre en pratique les leçons des prophéties d'Esaïe à son peuple « et à tous les hommes » (2 Néphi 11 : 8) même s'ils étaient à l'origine dirigés vers les Juifs. Nous devons toujours nous souvenir de ce fait. Apparemment, Néphi s'intéressait à insister sur les points suivants, parmi d'autres, des enseignements du grand prophète Hébreu : (1) La venue du Christ et le pouvoir de son expiation.

Voici, mon âme se réjouit de prouver à mon peuple la vérité de l'avènement du Christ . . . mon âme se réjouit de sa grâce, de sa justice, de sa puissance, de sa miséricorde dans le grand plan éternel de délivrance de la mort. Et mon âme se réjouit de prouver à mon peuple que si le Christ ne vient pas, tous les hommes doivent périr. (2 Néphi 11 : 4, 5, 6)

  1. Prédictions d’intérêt particulier au peuple de Néphi et à la maison d’Israël concernant les derniers jours (2 Néphi 25 : 8, 15-18). Le Seigneur fera une « œuvre merveilleuse et un prodige ». (3) Le Seigneur sauvera son peuple Israël et sera parmi eux (2 Néphi 22). (4) Les jugements de Dieu sur les nations.

Maintenant, jetons un coup d’œil sur des passages significatifs et intéressants dans ces chapitres d’Esaïe. Notons tout d’abord 2 Néphi 12 : 2-4. Les Saints des Derniers Jours croient que ce passage d’écriture se réfèrent à nos jours et est même maintenant dans le processus d’accomplissement.

Discussion
Puis Esaïe invoque son peuple, « la Maison de Jacob » (vs. 5), à changer de conduite et marcher dans la « lumière du Seigneur ». Dans le reste du chapitre (e.g. vs. 12, 19, 21) Esaïe suggère que dans les derniers jours les jugements de Dieu feront trembler toutes les nations et que les hommes méchants se cacheront même « dans les cavernes des rochers, dans les trous de la terre, parce que la crainte du Seigneur les saisira, et la gloire de sa majesté les frappera ». Ici, nous avons une image impressionnante de la rétribution de Dieu sur les méchants, pas seulement Israël, mais toutes les nations de la terre.

Dans 2 Néphi 13, Esaïe explique que Dieu retirera le gouvernement responsable de Juda et Jérusalem. Les dirigeants compétents dans la société et l’état seront remplacés par des faibles incompétents. Pourquoi ?

Car Jérusalem est ruinée, et Juda est tombé, parce que leur langue et leurs actes ont été contre le Seigneur pour provoquer les yeux de sa gloire.

Et le Seigneur accuse les dirigeants de Juda d’avoir dévoré les vignes et la dépouille des pauvres dans leurs maisons. Ils « brisent mon peuple en pièces, et vous broyez la face des pauvres, dit le Seigneur Dieu des armées » (2 Néphi 13 : 14-15).

Puis, aux versets 16-24, le Seigneur couvre d’ulcères le sommet de la tête des femmes de Juda, « les filles de Sion ». Non seulement les hommes de Juda sont coupables de mauvaises actions, mais les femmes aussi. Ceci causera, à travers les siècles, la punition de Juda par le Seigneur pour ses rechutes dans le péché :

Tes hommes tomberont par l’épée, et tes puissants dans la guerre. Et tes portes se lamenteront et seront dans le deuil ; et elle sera désolée et assise sur le sol. (2 Néphi 13 : 25, 26).

Et, en fait, la prophétie d’Esaïe a été accomplie comme l’atteste l’histoire.

Le chapitre 14 est une image de certaines choses qui doivent se passer dans les derniers jours, l’ère dans laquelle nous vivons. Comme résultat des jugements de Dieu, Esaïe voit un jour où les échappé d’Israël, le reste qui a survécu à la destruction des méchants, verront des moments glorieux. Si grande sera la destruction des hommes que le prophète prédit que beaucoup de femmes demanderont qu’un homme soit leur mari :

 

Citer verset 1.
En ce qui concerne ce jour-là, qui est même bien dans le futur, le prophète acclame :

Citer verset 2, 3, 5 et 6.
Le chapitre 15 commence avec la célèbre parabole de la vigne (versets 1-6) dans laquelle, par imagerie efficace d’Esaïe qui retourne à son peuple qui a repayé la gentillesse aimante de Dieu avec de la pure ingratitude et de la méchanceté. Car ce Dieu menace d’une rétribution horrible. Dans une série de six afflictions (versets 8-23), Esaïe accuse les gouverneurs de son peuple de saisir les terres, de boire, de défier Dieu d’accélérer son travail, d’appeler le mal le bien et le bien le mal, de leur arrogance, et d’écarter la justice des justes. Ceux sur qui les six afflictions sont prononcées seront punis ; néanmoins, la main du Seigneur est toujours tendue vers son peuple dans l’espoir qu’il retourne vers lui.

Citer verts 24 et 25
Dans les versets 25-30, le prophète continue sa description de l’époque glorieuse et future de la restauration finale d’Israël. La bannière de l’Evangile sera levée au monde, et le Seigneur hissera Sa parole aux bouts de la terre. Quand Israël répondra, elle viendra avec pouvoir, et ses ennemies ne seront pas capables de se délivrer.

Nous n’avons pas besoin de passer beaucoup de temps sur le chapitre 16. Ce chapitre concerne l’appel d’Esaïe au ministère par le Seigneur que le prophète a vu sur le trône dans le temple, haut et élevé. Cet événement s’est produit dans l’année où le roi Uzziah est mort, environ 740 av. JC. Le Seigneur charge Esaïe de prêcher à un peuple qui est spirituellement défectueux—dont les coeurs sont gros, leurs oreilles lourdes, et les yeux fermés.

Le chapitre 17 est un chapitre où le Seigneur charge Esaïe, en compagnie de son fils Shearjushub (un reste reviendra) de rencontrer le roi Ahaz de Judée et lui délivrer un message d’assurance et un avertissement rigoureux pour sa non croyance et non chrétienté. Un verset attire notre attention. C’est le verset 14 dans lequel le Seigneur à travers Esaïe donne à Ahaz un signe dont la signification et l’interprétation ont été bien discutés.

C’est pourquoi, le Seigneur lui-même vous donnera un signe : Voici, une vierge concevra, elle enfantera un fils, et lui donnera le nom d’Emmanuel.

L’Evangile de Matthieu voit dans ce verset une prédiction de la naissance de Jésus-Christ et nous allons la suivre.

Tout cela arriva afin que s’accomplit ce que le Seigneur avait annoncé par le prophète : « Voici, la vierge sera enceinte, elle enfantera un fils, et on lui donnera le nom d’Emmanuel, ce qui signifie Dieu avec nous. »?

Néphi a sans doute aussi interprété cette écriture comme prédiction de la venue du Christ dans la chair.

Dans le chapitre 18 : 1-8, Esaïe parle en langage symbolique des invasions à venir par l’Assyrie. Le fils nouveau né du prophète, Maher-Shalal-Chash-Baz (le dépouilles accélèrent, la proie se hâte) devait symboliser la chute de Damas et de Samarie (18 : 1-4), et les versets 5-8 se rapportent à l’invasion de Judée par les Assyriens.

Les versets 9-15 de ce chapitre semblent être destinés à montrer que les nations méchantes et ayant des desseins de conspiration contre Israël seront frustrées. Avec Dieu du côté d’Israël, il ne peut y avoir aucune raison de craindre. (voir 18 : 11-13)

Beaucoup en Israël et en Judée—sans doute les méchants—qui sont désignés par le prophète trouveront le Seigneur comme étant « une pierre d’achoppement » et un « piège et un filet ». Ils « trébucheront et tomberont ; ils seront brisés, enlacés et pris. » (18 : 14-15)

Parce que le message du prophète n’est par reçu, il indique que son témoignage sera lié et scellé pour l’utilisation future de ses disciples. (18 : 16-18) Le peuple est conseillé pour le futur de ne pas consulter Dieu par des sources spirituelles non appropriées. « A la loi et au témoignage ! Et s’ils ne parlent point selon cette parole, c’est qu’ils n’ont point de lumière en eux. (18 : 19-20)

En dépit des ténèbres à venir, Esaïe indique que des bonnes nouvelles éclateront. Dans le chapitre 19 : 1-2, Esaïe parle à propos du Christ comme attesté dans Matthieu 4 : 12-16.

Citer et expliquer.
Esaïe prédit encore la venue du Christ dans le merveilleux passage :

Car un enfant nous est né, un fils nous est donné ;

Et l’empire sera sur ses épaules ;

Et il se nommera Merveilleux, Conseiller,

Le Dieu tout-puissant, le Père Eternel,

Le Prince de la Paix. (19 : 6)

Le fait qu’Esaïe attendait avec impatience la venue du Christ ne fait aucun doute dans les esprits des Saints des Derniers Jours.

A travers les versets 19 : 8 à 20 : 4, Esaïe exprime le courroux refoulé du Seigneur contre l’Israël du Nord. Ceci prend la forme un beau poème de quatre strophes. Le prophète parle des calamités envoyées par le Seigneur dans le passé en avertissement contre Israël à cause de sa méchanceté. De plus, il en prédit d’autres à venir. Chaque strophe du poème finit avec le refrain solennel et impressionnant, « cela n’apaisera pas sa colère, et sa main est toujours étendue ». (19 : 12, 17, 21 ; 20 : 4 ; cf. Esaïe 5 : 25) Esaïe rappelle les invasions étrangères successives et les territoires perdus, les pertes et souffrances dans les batailles, les hommes qui ne s’épargnent pas entre eux pendant les querelles civiles, et finalement, les décrets méchants et l’injustice sociale. Avec la captivité et le jugement en face d’eux, les gens persistent toujours sur leur chemin de méchanceté. Les avertissements de Dieu ont échoués ; il ne reste que le jugement divin.

Le reste du chapitre 20 (versets 5-34) est consacré principalement par Esaïe à la considération de l’Assyrie en tant qu’instrument ou « barre » dans le châtiment du peuple de Dieu. Le prophète semble indiquer que ce n’est pas, en réalité, le pouvoir militaire de l’Assyrie qui a conquis Israël, mais plutôt l’indignation de Dieu. Les Assyriens sont simplement le fouet utilisé par Dieu pour accomplir son but désiré. Malheureusement, l’Assyrie ne reconnaît pas la vraie nature de la commission divine qui lui a été donnée, et continue à agir avec un véritable intérêt propre et un appétit de conquête.

Cependant, dans les versets 20-23, il me semble qu’Esaïe fait à nouveau référence à l’échappée finale du reste d’Israël dans les derniers jours de tous ses ennemis, et de son éventuelle dépendance du Seigneur, le Très-Saint d’Israël :

Et il arrivera, en ce jour-là, que le reste d’Israël, et les réchappés de la maison de Jacob, ne s’appuieront plus sur celui qui les aura frappés ; mais, en vérité, s’appuieront sur le Seigneur, le Très-Saint d’Israël.

Le reste, oui, même le reste de Jacob, retournera au Dieu puissant.

Car, quoique ton peuple, Israël, soit aussi nombreux que le sable de la mer, cependant, une partie retournera ; et la destruction décrétée surabondera de justice.

Car le Seigneur Dieu des armée, fera dans tout le pays une destruction, déjà arrêtée.?

Nous venons à la considération du glorieux onzième chapitre d’Esaïe (2 Néphi 21, dans le Livre de Mormon). Ce chapitre est célèbre dans les annales de l’Eglise, autant qu’il peut l’être. Le lecteur d’Esaïe ne peut qu’observer la grande fréquence à laquelle le prophète retourne au thème du rassemblement d’Israël et la gloire de Sion rachetée des derniers jours. Nous croyons que le Seigneur a révélé à Esaïe les grands événements associés à l’ascension et le développement de l’Eglise de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours. Esaïe a vu ces événements avec une telle clarté et compréhension que lorsque l’ange Moroni est apparu à Joseph Smith le soir du 21 Septembre 1823, il a cité le chapitre onze dans son entier au jeune prophète. Dans le «Documentaire Histoire de l’Eglise », Joseph Smith nous dit que Moroni a cité beaucoup de passages d’écritures et a offert de nombreuses explications. Parmi d’autres choses, Joseph Smith a dit, « en plus de celles-ci (Mal. 3 & 4), il a cité le onzième chapitre d’Esaïe, disant qu’il était sur le point de s’accomplir. » Que peu d’étudiants de l’Ancien Testament pourraient croire ceci, mais en tant que Saints des Derniers Jours nous disons que c’est vrai. Nous croyons qu’Esaïe était un plus grand prophète que les étudiants de la Bible l’admettront, et même s’ils lui paient un grand tribut. Quel est le message d’Esaïe 11 ? Quel est dans ce chapitre ce qui est d’un si grand moment à l’humanité ?

Le chapitre se divise en trois parties logiques : (1) versets 1-5, (2) versets 6-9, et (3) versets 10-16. Examinons maintenant chacune de ces trois parties en d&eacut>


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aliser l’importance.

Le premier verset du chapitre 11 est intriguant. On lit :

Et un rameau sortira du tronc d’Isaï ; et une branche naîtra de ses racines.

Que veut dire ce verset ? Des commentateurs donnent des explications variées, mais l’un d’entre eux a le sentiment qu’ils marchent dans le noir. Cependant, de nombreux écrivains non juifs croient que ce verset a des connotations Messianiques. Le prophète Joseph Smith donne une réponse directe à la plupart. Dans les Doctrine et Alliances, Section 113, nous trouvons des réponses à certaines questions sur les écritures. Voici des passages qui nous concernent :

Qui est le tronc d’Isaï dont il est parlé dans les versets 1, 2, 3, 4 et 5 du chapitre 11 d’Esaïe ?

En vérité, ainsi dit le Seigneur : C’est le Christ.

Qu’est-ce que le rameau dont il est parlé dans le premier verset du chapitre 11 d’Esaïe, qui doit sortir du tronc d’Isaï ?

Voici, ainsi dit le Seigneur : C’est un serviteur entre les mains du Christ qui est en partie descendant d’Isaï aussi bien que d’Ephraïm, ou de la maison de Joseph, sur lequel repose beaucoup de pouvoir. (D & A 113 : 1-4)

Le tronc d’Isaï est le Christ. Il n’est pas difficile de le croire en vue du langage des verset 2-5 :

Et sur lui reposera l’Esprit du Seigneur,

L’esprit de sagesse et d’intelligence,

L’esprit de conseil et de force,

L’esprit de connaissance et de crainte du Seigneur ;

Et rendra son intelligence vive dans la crainte de Dieu ;

Il ne jugera point sur la vue de ses yeux ;

Il ne réprimandera pas d’après ce que ses oreilles entendent.

Mais il jugera les pauvres avec justice

Et il réprimandera avec équité pour les humbles de la terre.

Et avec la verge de sa bouche, il frappera la terre,

Et par le souffle de ses lèvres, il tuera les méchants.

Et la justice sera la ceinture de ses reins ;

Et la fidélité sera la ceinture de ses flancs.

Le Livre de Mormon donne un éclaircissement sur l’interprétation des versets 4 et 5 que nous ne devons pas manquer. Néphi s’en réfère comme suit :

Car le temps vient rapidement où le Seigneur Dieu provoquera une grande division parmi le peuple, et il détruira les méchants ; et il épargnera son peuple, oui lors même qu’il devrait détruire les méchants par le feu. Et la justice sera la ceinture de ses reins, et la fidélité la ceinture de ses flancs. (2 Néphi 30 : 10-11)

Le verset suivant de Néphi indique que la grande division dont il est parlé précédera le grand millenium de paix et de justice dont il est parlé dans Esaïe 11 : 6-9.

Nous avons clairement vu que le tronc d’Isaï est le Christ, mais nous n’avons toujours pas clairement l’identité du rameau, malgré l’explication des Doctrine et Alliances. Pour en être certain, les écritures nous disent que « c’est un serviteur entre les mains du Christ », etc., mais un nom exacte n’est pas donné. Puis-je suggérer que le « serviteur » ou « rameau » dont il est fait référence ne soit personne d’autre que le prophète Joseph Smith lui-même. Je suis entièrement responsable pour cette suggestion. Mais laissons le lecteur, Saint des Derniers Jours, jeter un œil au-delà du verset 4 de la section 113 des Doctrine et Alliance :

Quel est le rejeton d’Isaï dont il est parlé au verset 10 du chapitre 11 (i.e., d’Esaïe) ?

Voici, ainsi dit le Seigneur : C’est un descendant d’Isaï, aussi bien que de Joseph, à qui appartiennent de droit la prêtrise et les clefs du royaume, pour être une bannière, et pour le rassemblement de mon peuple dans les derniers jours. (D & A 113 : 5-6)

J’identifie l’individu du verset quatre comme étant celui du verset 6. Qui tient les clefs de la prêtrise dans cette dispensation ? Joseph Smith. Donc, le rameau d’Esaïe 11 : 1 est Joseph Smith. C’est l’une des raisons pour laquelle Moroni a cité le chapitre au prophète moderne, et il lui a sans doute expliqué qu’Esaïe a vu sa venue en tant que voyant choisi dans cette dispensation.

Les versets 6-9 d’Esaïe 11 constituent le point de vue de l’ancien prophète de la réalité éventuelle de ce glorieux jour tant attendu par des poètes et prophètes depuis des années—le jour quand l’homme et l’animal vivront ensemble en paix et resteront. Les Saints des Derniers Jours croient qu’Esaïe parlaient du grand Millenium dont il est fait référence dans les Doctrine et Alliances, où le Seigneur révèle qu’il viendra et demeurera « pendant mille ans dans la justice avec les hommes sur la terre, et les méchants ne seront plus. » (D & A 29 : 11). De plus, Il révèle ce qui suit :

Ce jour-là l’inimitié de l’homme et l’inimitié des animaux, oui l’inimitié de toute chair cessera de devant ma face. Ce jour-là, tout ce que l’homme demandera lui sera donné. Ce jour-là, Satan n’aura plus le pouvoir de tenter personne. Et il n’y aura pas de deuil parce qu’il n’y aura pas de mort. Ce jour-là, le tout petit enfant ne mourra pas avant d’être vieux, et sa vie sera comme l’âge d’un arbre. Et lorsqu’il mourra , il ne dormira pas, c’est-à-dire, dans la terre, mais sera changé en un clin d’oeil et sera enlevé, et son repos sera glorieux. Oui, en vérité, je vous le dis, ce jour où le Seigneur viendra, il révélera tout : Ce qui est passé et ce qui est caché que nul ne connaissait les choses de la terre par lesquelles elle fut faite, leur dessein et leur fin—Des choses extrêmement précieuses, qui sont en haut et qui sont en bas, qui sont dans la terre, sur la terre et dans le ciel. (D & A 101 : 26-34 ; cf. Isa. 65 : 22)

Il est clair que Joseph Smith, notre prophète moderne, élabore et explique l’événement en plus grand détail que ne le fait Esaïe. Citons maintenant la belle description faite par l’ancien prophète de ce jour de paix encore à venir :

Le loup habitera avec l’agneau,

Et la panthère se couchera avec le chevreau ;

Le veau, le lionceau, et le bétail qu’on engraisse, seront ensemble,

Et un petit enfant les conduira.

La vache et l’ours auront un même pâturage,

Leurs petits un même gîte ;

Et le lion, comme le bœuf, mangera de la paille.

Le nouaison s’ébattra sur l’entre de la vipère,

Et l’enfant sevré mettra sa main dans la caverne du basilic.

Il ne se fera ni tort ni dommage sur toute ma montagne sainte ;

Car la terre sera remplie de la connaissance de l’Eternel,

Comme le fond de la mer par les eaux le couvrent. (Esaïe 11 : 6-9)

Est-il étonnant qu’Esaïe fut aimé et admiré pendant des siècles ? Mais les Saints des Derniers Jours devraient encore plus aimer ses prophéties, parce que nous avons reçu de plus grandes opportunités que le peuple de comprendre son peuple.

Le verset 10 du chapitre 11 ouvre convenablement la partie concernant le recouvrement du reste d’Israël. Nous avons déjà indiqué notre croyance que le « rameau d’Isaï » dans ce verset se réfère à Joseph Smith, le grand prophète de cette dispensation, et celui à qui le Seigneur a confié les clefs du rassemblement d’Israël. Voici le verset :

En ce jour,

Le rejeton d’Isaï sera là comme une bannière pour les peuples ;

Les nations se tourneront vers lui,

Et la gloire sera sa demeure.

Joseph Smith représente la bannière pour les peuples parce qu’il tient haut les principes de l’évangile vers le monde. L’évangile rétabli à cette époque est en effet la « bannière » tenu par le prophète moderne. Les nations l’ont cherché et continueront à le chercher. Le peuple Mormon n’a aucune hésitation à avoir pour proclamer la grandeur de Joseph Smith et l’importance de son message.

Esaïe a perçu que lorsque l’Evangile serait restauré, le Seigneur procéderait au rassemblement d’Israël des quatre coins de la terre :

Dans ce même temps,

Le Seigneur étendra une seconde fois sa main,

Pour racheter le reste de son peuple,

Dispersé en Assyrie et en Egypte,

A Pathros et en Ethiopie, à Elam,

A Schinear et à Hamath,

Et dans les îles de la mer.

Il élèvera une bannière pour les nations,

Il rassemblera les exilés d’Israël,

Et il recueillera les dispersés de Juda,

Des quatre extrémités de la terre. (11 : 11-12)

Esaïe se réfère aux nations bien connues à ce jour-là, parce que son peuple ne reconnaîtrait pas les noms des nations modernes desquelles l’Israël dispersée a été rassemblée à l’Ouest. Il n’y a aucun doute que les dispersés de Juda soient rassemblés chez eux comme prédit. Les gens du monde ne semblent pas reconnaître l’accomplissement graduel de la prophétie d’Esaïe, même s’il prend place devant leurs yeux.

Dans le verset 14, Esaïe dit que les Gentils (sous l’appellation « Philistins ») aideront son peuple pour le rassemblement, et les ennemis d’Israël (représentés par les noms anciens d’Edom, Moab, et Ammon) n’auront plus de pouvoir sur eux. Plutôt, la chaussure sera sur l’autre pied : Israël aura le pouvoir sur ses ennemis s’il en reste. Enfin, le Seigneur fera un grand miracle comme il l’a fait anciennement quand Israël est sortie d’Egypte, en montrant le chemin au reste de Son peuple (11 : 15-16 ; cf. Is. 35 : 8-10 ; 51 : 9-11 ; D & A 113 : 27). Il n’y a pas grand chose qui nous est révélé concernant la nature de cette grande manifestation à venir.

?Ayant vu un déroulement glorieux du rassemblement prédit du reste d’Israël, Esaïe a écrit un beau cantique près de Sion rachetée personnifiée en une seule personne (2 Néphi 22 ; cf. Isa. 12). En fait, le cantique paraît être composé de deux courts cantiques (versets 1-3 et 4-6), mais nous allons le considérer comme étant un seul poème composé de deux strophes de trois versets chacun. La colère du Seigneur a été apaisé, et Il réconforte maintenant Sion. L’amitié restaurée donne confiance pour les épreuves futures et sera une source abondante de bénédictions. Sion a appelé les rachetés pour donner des louanges au Seigneur et proclamer sa parole parmi les nations. Le Seigneur a délivré Son peuple et va maintenant et une fois de plus demeurer parmi eux. L’attention du lecteur est tout spécialement attiré par l’expression, « Vous puiserez de l’eau avec joie aux sources du salut » (12 : 3). Voici le cantique en entier :

Tu diras en ce jour-là :

Je te loue, O Eternel,

Car tu as été irrité contre moi,

Ta colère s’est apaisée, et tu m’as consolé.

Voici, Dieu est ma délivrance,

Je serai plein de confiance, et je ne craindrai rien ;

Car l’Eternel, l’Eternel est ma force et le sujet de mes louanges ;

C’est lui qui m’a sauvé.

Vous puiserez de l’eau avec joie aux sources du salut,

Et vous direz en ce jour-là :

Louez l’Eternel, invoquez son nom,

Publiez ses oeuvres parmi les peuples,

Rappelez la grandeur de son nom !

Célébrez l’Eternel, car il a fait des choses magnifiques :

Qu’elles soient connues par toute la terre !

Pousse des cris de joie et d’allégresse, habitants de Sion !

Car il est grand au milieu de toi, le Saint d’Israël.

(12 : 1-6)

Maintenant, voyons brièvement 2 Néphi 23 (Esaïe 13). Même si la plupart des autorités maintiennent que tout le chapitre d’Esaïe 13 est dirigé contre l’ancienne Babylone, je ne peux enlever la croyance que dans les versets 1-13 (division incertaine), Esaïe est toujours en train de parler des événements des derniers jours. Tels que je les vois, ces versets sont dirigés contre la Babylone spirituelle qui domine dans le monde du jour où Israël est rassemblée et rachetée. C’est la Babylone dont il est fait référence dans la préface du Seigneur aux Doctrine et Alliances (voir D & A 1 : 16). Dans le reste du chapitre 13, Esaïe parle l’un événement plus proche de son temps, la fin du méchant Empire Babylonien. La terrible destruction de Babylone est décrite avec beaucoup de vie.

Dans les versets 1-3 de 2 Néphi 24 (Esaïe 14), Esaïe regarde à nouveau le jour où Israël sera choisie par le Seigneur, et quand elle reposera de son travail et dur service.

La célèbre chanson de reproches d’Esaïe sur les gens déchus de Babylone, personnifiée en tant que roi, se trouve dans les versets suivants—4-21. Dans les versets 12-15, le roi de Babylone est personnifié en tant que Lucifer, le fils du matin. L’image peut être reconnu par les Saints des derniers Jours comme étant une allusion à la chute de Lucifer pendant la grande guerre des Cieux lors de notre état prémortel. Un épilogue suit dans les versets 22 et23.

Le reste du chapitre (versets 24-32) est pratiquement réservé à la discussion de la destruction des Assyriens qui entreront dans Juda avec un destin similaire promis pour les autres nations qui ont des desseins méchants (versets 24-27), et à un message de destin malheureux contre la Palestine, ou la Philistie (versets 219-31). Dans le dernier verset (32), Esaïe implique de Dieu, qui détruit les ennemis de Son peuple, prendra soin de son propre peuple :

Que répondront alors les messagers des nations ?

Que le Seigneur a fondé Sion,

Et les pauvres de son peuple y mettront leur espoir.

Et, en fait, de nos jours, le Seigneur est en train de fonder Sion et la préparer pour son grand rôle concernant le reste d’Israël.

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